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Être bien dans son job : choisir une entreprise à mission ?

par

Edmond Kean

Être bien dans son job : choisir une entreprise à mission ?

On connait tous ce moment-là… Tu te lèves tôt le matin pour aller bosser mais tu n’es pas plus motivé que ça. Ok, peut-être que la petite soirée spéciale mojito d’hier ne t’a pas aidé… Peut-être, et je dis bien peut-être, que ce sentiment d’être vendredi en te réveillant puis découvrir qu’on est mardi n’aide pas non plus…

Mais quand même, tu le sais bien, tu le ressens depuis un petit moment : ton job et toi, c’est plus trop ça. Et si tu n’avais pas tes factures à payer, tu lui lancerais bien un petit texto du style : " faut qu’on se parle " en guise de pavé dans la mare… Non ?

Disons-le tout net : tu as besoin de passer à autre chose ! 

Ça y est, le petit côté boulot pépère bien payé tout confort ne te suffit plus… Tu en veux plus !

Tu te souviens quand tu étais à la fac ? Tu voulais changer le monde, apporter ta pierre pour que tout soit plus juste, plus vert, tout ça, tout ça… 

Seulement voilà, faut bien manger, payer la bagnole, l’appart et les soirées vodka orange qui vont bien. Adieu les idéaux, faut bien être réaliste dans un monde de brutes qui ne te laisse pas le choix. 

On verra plus tard pour transformer le monde…

Et si c’était possible ?

Et si ton boulot était justement le moyen d’agir sur la société ou l’environnement ?

Et si tu pouvais bosser pour une boîte où le profit n’est pas le seul but affiché ? Peut-on réconcilier performances financières et avantages humains ?

Tu n’y crois pas ? Tu dis " bullshit " ? 

Pourtant, ça existe ! On appelle ça, les sociétés ou entreprises à mission.

Connais pas ? Jamais entendu parler ? Ok, on te dit tout sur le sujet.

 

 

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Retrouver un travail qui a du sens

 

Un travail inutile ?

Tu sais plus trop pourquoi tu dois aller travailler ? Tu as l’impression d’avoir un job inutile ? Tu rêves d’autre chose ? Rassures-toi, tu n’es pas le seul ! 

D’après une enquête de la Dares publiée le 27 mai 2021, près d’un tiers (30%) des salariés français estiment que leur travail est inutile. 

Ça te parle ? Fais-tu partie de ces salariés démotivés ? 

Une autre étude, menée par l'école de commerce Audencia et Jobs that makesens, estime que 92% des salariés s'interrogent sur le sens de leur travail. 

La suite est assez intéressante : qu’entendent-ils par " un travail qui a du sens " ? 

Ils aimeraient :

  • " contribuer aux enjeux de la transition écologique et/ou sociale " (57%). 

  • se sentir utile " (53%). 

  • appartenir à une organisation à impact positif sur la société et/ou la planète (Economie Sociale et Solidaire, RSE) (42%) " 

  • concilier vie professionnelle et vie personnelle  (37%) "

C’est assez clair, non ? 

Cette réflexion t’est venue, comme beaucoup, pendant la pandémie : avec le télétravail forcé, la quête du sens ou de raison te sont apparues soudain nécessaires…

" Est-ce que dans ce monde qui ne va pas très bien, je fais partie du bon côté ? Est-ce que je peux me regarder dans la glace avant de partir travailler ? (…) Ne pas changer le monde mais faire partie d’une entreprise qui fait attention à son empreinte carbone et à ne pas faire de casse sociale " estime Arnaud Gilberton, fondateur d'idoko, cabinet de conseil en Ressources Humaines.

Que tu fasses partie de la génération Z ou non, tu veux pouvoir être fier de travailler pour une entreprise qui sert et contribue au bien commun : une entreprise démontrant ses engagements sociaux, sociétaux et environnementaux. Voilà de quoi retrouver de la motivation, du sens à ton Job ! Sentir que, grâce à ton action professionnelle et à ton entreprise, tu es éthiquement responsable que ce soit en matière d’écologie, de diversité, d’égalité femmes-hommes ou d’inclusion, etc.

Des entreprises évoluant avec la société

Face aux attentes profondes des consommateurs ou des salariés concernant l’impact des sociétés sur la planète ou leur engagement social et sociétal, les entreprises ont su évoluer et s’interroger sur leurs empreintes, sur les conséquences de leurs activités au quotidien.

Une des réponses à ces enjeux fut la création et l'évolution des entreprises vers le statut de société à mission.

Car la crise a été pour tous un accélérateur, que l’on soit salarié ou dirigeant : nombreux sont aujourd’hui les entrepreneurs conscients de l’importance d’agir. Un cercle vertueux s’est enclenché : avec l’obligation légale de certaines entreprises à faire un rapport RSE et à mesurer leur impact, d’autres suivent le chemin. Car en communiquant sur leurs actions positives, ces entreprises y gagnent une bonne image auprès des consommateurs et des talents. Ainsi, celles qui jusqu’ici ne suivaient pas ce chemin , pour rester attractives aux yeux des consommateurs et des candidats, ont du s’aligner…

Les salariés attendent beaucoup de leur entreprise. Il y a 20 ans, le moteur, c’était les salaires, aujourd’hui c’est le sens et l’impact de mon entreprise. (…) On voit qu’il y a de plus en plus d’entreprises, il y en a neuf dans les sociétés du CAC40, qui ont adopté une raison d’être qui est la première étape en vue de devenir société à mission. (…) Nous avons par exemple aussi avec beaucoup d’entreprises du CAC et d’entreprises internationales lancé deux grandes coalitions : l’une pour lutter contre la perte de biodiversité et l’autre pour lutter contre les inégalités. Il y a énormément d’entreprises qui nous rejoignent. On a même le patron de Microsoft " explique Mathias Vicherat, alors secrétaire général de Danone (2019-2021) et actuel directeur de Sciences Po Paris (2021).

 

 

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Comprendre la société à mission

 

Bref, tu l’as compris, une idée s’est enracinée: les entreprises et les marques ont le pouvoir voire le devoir de changer les choses. Dans le débat sur la finalité de l’entreprise, la société à mission apporte une réponse particulière : on peut concilier rentabilité et engagement.

 

Une mise en place en plusieurs étapes

En France, cette réflexion s’est matérialisée sous la loi Pacte de 2019, à travers le volet de transformation de l’entreprise. 

Cette transformation se présente comme une fusée à 3 étages :

  • Avec comme socle de base la RSE, l’entreprise est redéfinie et ne peut plus se limiter à faire du profit mais doit prendre en compte les enjeux environnementaux et sociaux

  • Vient ensuite une autre possibilité : se doter d’une raison d’être inscrite dans ses statuts. C'est-à-dire, la " façon dont une entreprise entend jouer un rôle dans la société au-delà de sa seule activité économique " en adoptant des principes sociaux et environnementaux

  • Enfin, pour les entreprises les plus engagées, il est possible d’adopter le statut d’entreprise à mission

 
 

Source : https://birdeo.com/chief-mission-officer-entreprise-a-mission/

 

C’est quoi une société à mission ?

 

Le site gouvernemental du ministère de l'économie des finances et de la relance définit ainsi la société à mission : " la loi Pacte introduit la qualité de société à mission permettant à une entreprise de déclarer sa raison d'être à travers plusieurs objectifs sociaux et environnementaux ".

Dit de manière plus simple :

" C’est une entreprise capable de formuler clairement à quoi elle sert au-delà de servir les intérêts de ses actionnaires (…) C’est la perspective d’associer des bénéfices financiers à des bénéfices humains " Antoine Frey, PDG de la foncière FREY.

Également appelée " entreprise à objet social étendu ", la société à mission est une entreprise qui s’engage dans des missions à finalité environnementale, sociale, culturelle ou encore scientifique. Cela signifie que cette entreprise à mission, en plus de son but lucratif, a pour but de mener à bien des missions d'intérêt général. Il peut s'agir, par exemple, de missions visant à réduire son impact sur l'environnement, ou à participer à l'activité économique du territoire.

C’est un statut s’inspirant d'éléments plus anciens : il y a quelques années, on parlait, par exemple, d’entreprise citoyenne. On peut aussi penser à la loi de nouvelles régulations économiques (2001), complétée par la loi grenelle (2010), imposant aux entreprises un rapport social et environnemental.

Plus particulièrement, dans les années 2010, le concept de société à mission a commencé à émerger aux États-Unis puis il arrive en France en 2015, avec les chercheurs de l’Ecole des mines de Paris (MINES Paris) qui proposeront le terme d'entreprise à mission.

Comment ça fonctionne ?

Ce statut permet donc aux entreprises d’intégrer dans leurs statuts des objectifs sociaux et environnementaux auxquels elles consacreront des moyens et un suivi. Il faudra pour cela inscrire dans leurs statuts une " raison d’être ", véritable boussole, que ces entreprises définiront elles-mêmes en se fixant un ou des objectifs précis dans leur missions. (achats responsables, savoir-faire traditionnel, produits alimentaires bon pour la santé, réduction carbone, bien-être des salariés, etc.)

Elle doit alors mettre en place un nouvel organe de gouvernance : le " comité de mission " .

Composé à minima d’un salarié mais parfois aussi de parties prenantes externes (fournisseurs, experts, actionnaires voire d'ONG, d'élus locaux ou d’associations), il veillera au respect de la mission. C’est ce comité, mélangeant observateurs internes et externes à l’entreprise, qui sera chargé d'évaluer si les engagements pris ont bien été accomplies ou non avec un rapport annuel.

Ce nouveau statut renouvelle les enjeux de gouvernance : " le comité de mission, chargé de contrôler l’adéquation entre les objectifs et les pratiques de l’entreprise, se met à table au côté du Comex. Il fournit d’autres indicateurs, est à l’initiative d’idées nouvelles et d’autres stratégies à approfondir pour être en phase avec la mission à accomplir " détaille Mathias Vicherat.

Au contrôle interne du Comité de Mission, il faut ajouter un contrôle externe tous les deux ans : celui d’un organisme tiers independant (OTI) et accrédité qui procède à la verification de l’execution des objectifs poursuivis par les entreprises. Son avis rendu est important pour informer sur l’avancée des buts fixés.

Pour résumer, voici les 5 étapes à respecter pour devenir société à mission :

  • Définition et inscription dans les statuts d’une raison d’être 

  • Inscription dans les statuts d’un ou plusieurs objectifs sociaux et environnementaux que la société se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité 

  • Inscription dans les statuts des modalités du suivi de l’exécution de la mission. Ces modalités consistent en la mise en place d’un comité de mission distinct des organes sociaux et comportant au moins un salarié, qui est chargé exclusivement du suivi de la mission (qui n'est pas nécessairement un responsable ou chargé de mission RSE)

  • Vérification par un organisme tiers indépendant (OTI) agréé de la bonne exécution des objectifs sociaux et environnementaux tous les deux ans

  • L’entreprise doit déclarer la qualité de société à mission au Greffe du Tribunal de Commerce, pour donner suite à la modification des statuts présentés et votés en assemblée générale. 

 
 

Source : https://www.kern-consulting.fr/loi-pacte-et-societes-a-mission-alibi-marketing-ou-evolution-majeure-369

 

Pourquoi choisir ces entreprises ?

Se mobiliser sur des enjeux sociaux et environnementaux, partager des valeurs avec votre équipe, se sentir utile dans un cercle vertueux, voilà de quoi se sentir utile et fier d'aller bosser… Voilà de bonnes raisons de se lever le matin pour aller sauver le monde… ou y contribuer. N’est-ce pas ?

Ainsi, l’entreprise à mission apporte de la cohésion, du sens et motive à se dépasser pour un travail.

C’est aussi la possibilité d'être au cœur des décisions car souvent les entreprises organisent des consultations auprès de leurs salariés. Tu peux aussi faire partie du comité de mission composé d'au moins un salarié, mais aussi potentiellement de parties externes : consultants, entrepreneurs, fournisseur ou encore d’un un comité de projet, qui est lui constitué de collaborateurs internes, chargés de mener les projets qui seront ensuite évalués et portés par le comite de mission.

Ton engagement y sera reconnu et le bienvenu dans ces entreprises engagées. Enfin, ta voix et ta motivation pourront compter.

Tu cherchais du sens, une raison de te battre pour ton job ? voilà un lieu qui ne demande que ton envie de bouger les lignes.

Si l’entreprise conforte sa marque employeur par ses actions fortes en direction du social et de l'environnement, elle contribue aussi directement à ton bien-être en te donnant la fierté de travailler pour une marque qui agit dans le bon sens. Et ça, ça n’a pas de prix… diraient certains !

Des engagements à respecter

La société à mission n’a pas de réelles obligations de résultats, seulement de moyens, et il appartient à l’organisme vérificateur indépendant de s’en assurer. Ainsi aucune pénalité financière n’a été envisagée dans la Loi Pacte, et certains le regrettent. 

En effet, l'étiquette " société à mission " est parfois recherchée uniquement dans un but de communication, il s’agit alors de de fairwashing, c’est à dire de " blanchiment éthique " consistant à afficher des engagements (respect du droit des travailleurs, des droits sociaux...) à des fins marketing, ce type de démarche ne sera pas sans conséquences. 

En effet, attention, si les règles du jeu ne sont pas respectées, l’entreprise peut perdre son statut : comme on l’a vu, un organisme tiers indépendant (OTI) est chargé tous les deux ans de veiller au respect des engagements. Et si un avis négatif n’entraîne pas automatiquement un retrait du statut de société de mission, n’importe qui peut saisir le tribunal de Commerce et entraîner le risque , pour l’entreprise, de perdre son statut. 

Or, perdre ce statut n’est pas sans conséquences graves pour l’entreprise : gare à " l’effet boomerang " ou le " bad Buzz " auprès des collaborateurs ou des clients ! Cet impact potentiel sur la réputation de l’entreprise peut parfois représenter une sanction bien plus conséquente sur l’économie de la société qu’une amende.

 

Les PME, fer de lance de l’entreprise à mission

La plupart des entreprises à mission sont des TPE et des PME, qui travaillent avec plus ou moins 50 salariés. Ce sont bien souvent les petites entreprises, ou les start-up, qui osent s’engager sur le terrain des sociétés à mission pour associer ambitions économiques et aspirations humanitaires ou écologiques.

Parmi elles, ce sont les sociétés de service qui sont les plus engagées au niveau environnemental et social, suivies de loin par les sociétés commerciales et l'industrie. Géographiquement, c'est en Île-de-France qu'on retrouvera le plus de sociétés à mission. En géneral, ce sont de jeunes entreprises qui ont moins de 10 ans d’existence.

Les entreprises du CAC40 s’en mêlent aussi : selon l’Observatoire, sept entreprises cotées à Paris avaient franchi le pas fin 2021. La foncière Frey, la société de marketing relationnel Obiz, le promoteur Realites, le producteur photovoltaïque Voltalia, l’agence immobilière Les agences de Papa et les maisons de champagne Vranken-Pommery.

A noter : Danone est la société pionnière du CAC 40 à avoir adopté ce statut dès 2020, en toute logique, dans la lignée des engagements déjà présents antérieurement dans ses actions .

 
 
 
 

Source : https://uploads-ssl.webflow.com/5f0482651f0a7d3558f6a617/621fdd67713abc375a06c770_Cinquieme baromètre - Observatoire des Sociétés à Mission.pdf

Elles seraient 619 en France, à ce jour, selon l’observatoire des sociétés à mission qui vient de publier en mars son cinquième baromètre des sociétés à missions.

Le secteur des services prédomine et représente 79 % des sociétés à mission en France avec le secteur de la tech en tête puis le secteur de la finance et de l’assurance venant ensuite.

Le secteur du commerce se positionne quant à lui à 11 %. Enfin, 9,5 % des sociétés à mission sont des entreprises industrielles.

Parmi les entreprises connues : l’assureur Maif, Harmonie mutuelle, l’école de commerce EM Lyon, le réseau de jardinerie Botanic, la marque de bottes Aigle, la banque Crédit Mutuel Alliance Fédérale, le groupe d’ameublement Camif mais aussi des startups comme le fabricant de vêtements et de chaussures Faguo ou encore le Slip Français, le groupe Rocher (yves rocher) sans oublier le site de formation en ligne OpenClassrooms.

 

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Zoom :

Prenons quelques exemples pour illustrer les actions et engagements de ces sociétés à mission.

La Camif, une cohérence dans les choix d’actions

En novembre 2020 à la Camif, société à mission, le " Black Friday " n’a pas eu lieu : l'entreprise française de vente de mobilier en ligne a fermé l’accès à son site internet. Renoncer à cette journée mondiale symbole de la surconsommation semble évident pour Emery Jacquillat, président directeur général de Camif Matelsom. Cette initiative date, en réalité, de 2017 démontrant ainsi que l’entrée de la Camif dans le statut de société à mission n’est que le prolongement de ces engagements antérieurs tout comme d’autres entreprises à l’instar de Danone, par exemple.

 

Cooptalis, un engagement en faveur des Talents, où et quels qu'ils soient... 

Cooptalis, leader digital en mobilité professionnelle des Talents, a rejoint ces entreprises société à mission en 2021. Olivier Desurmont, co-fondateur et Président de Cooptalis commentait ainsi l’adoption de ce nouveau statut : " (…) L’attention portée à l’humain, à l’épanouissement des individus sont naturellement au cœur de nos activités de recrutement, de mobilité professionnelle et de formation. Nous accompagnons des changements de vies : changements de ville, de pays, de métier… cela requiert à la fois une forte empathie et un solide engagement. En parallèle, la crise sanitaire nous pousse à aller vers des modèles d’entreprises durables et pérennes (...) Nous avons un devoir de mieux faire chaque jour ".

Le statut de société à mission permet ainsi d’officialiser une démarche ou une vision souvent déjà ancrée au coeur des objectifs des entreprises pionnières de ce statut.

La raison d'être de Cooptalis ?

" Construire ensemble un monde professionnel plus responsable, plus ouvert et plus fluide ".

Ses objectifs ?

  • " Contribuer à rendre les migrations professionnelles plus éthiques, éco-responsables et au service des enjeux de développement des organisations et des Etats, en accompagnant les talents tout au long de leur projet de mobilité, en nouant des partenariats avec les institutions locales des pays d’origine et de destination ".

  •  " Favoriser l’accompagnement et l’aide à l’insertion professionnelle des personnes subissant une migration liée à tout type de crise (climatique, politique, économique) ".

  •  " Agir pour l'égalité des chances et l'épanouissement des personnes dans chacun de nos pays de présence, en accompagnant et en redonnant des perspectives aux personnes fragilisées ".

Et ça donne quoi concrètement ?

Pour Audrey, cheffe de projet dans l'équipe digitale et membre active du comité de projet de la Société à Mission (SàM), le statut permet autant aux Talents qu'à l’entreprise de dépasser son périmètre d’activités habituelles. " Il nous pousse à dépasser le cadre de nos fonctions, à aller plus loin que le travail quotidien, il permet de participer à des enjeux plus grand que le simple business usuel ". Concernant la vie en entreprise, elle précise : " c’est motivant de pouvoir donner du sens dans son travail, d'être aligné avec ses collègues sur les mêmes valeurs et de servir ensemble, sur toute la chaine de l'entreprise, les mêmes grands objectifs ". Audrey se félicite, par exemple, de pouvoir contribuer à " humaniser la relation entre Talents et entreprise, à travers une ré-humanisation du CV ou à contribuer à renforcer la place des femmes sur le marché du travail et faire reculer le plafond de verre encore présent les concernant " ...

 

Alors, ça vous tente ? Que retenir de toute notre réflexion ? 

Travailler dans une " SàM ", c’est donc pouvoir se dépasser, vivre une expérience bien différente du train-train quotidien et l'occasion de trouver de nouvelles sources de motivation. Alors, si toi aussi, tu cherches plus de sens dans ton travail, si tu veux participer à un véritable engagement, si tu veux vivre au diapason de tes idéaux au sein d’un environnement professionnel, si tu ne veux pas être tiraillé entre tes convictions profondes et la réalité économique de ton métier… Alors, choisir une " SàM " est peut-être le bon choix à faire… Celui qui te redonnera le moral en te levant le matin, celui qui te donnera envie, à toi aussi, de te dépasser avec une équipe partageant ton ambition et tes aspirations… Et c’est bien tout ce que l’on peut te souhaiter mais aussi le souhaiter aux entreprises qui empruntent ce chemin tout comme à la société entière qui ne peut que s'épanouir dans cet horizon incontournable : l’humanité réconciliant économie, planète et enjeux sociaux.

 

 

Edmond Kean

par Edmond Kean